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HISTORIQUE DU CERCLE DEJUSTICE
COMMUNAUTAIRE DE HALIBURTON
Le comité de lutte contre la
violence et les mauvais traitements (en anglais,
« Committee Against Violence and
Abuse » ou
« CAVA ») de Haliburton est un
organisme-cadre qui offre des services de lutte contre la violence aux
membres de notre collectivité. Le CAVA chapeaute 18
organismes dont les représentants se réunissent
chaque mois pour faire le point et pour exécuter des
interventions visant à réduire la violence dans
notre comté.
Il y a plusieurs années, le CAVA
s’est engagé à résoudre
quelques-uns des problèmes constatés dans le
système local de justice pour la jeunesse, notamment le
coût de l’accès aux services pour les
personnes éloignées, les lacunes relativement aux
besoins des victimes, l’atermoiement des
procédures, l’imposition de peines peu en rapport
avec les infractions et un taux élevé de
récidive.
En 1999-2000, le CAVA a parrainé
deux journées de sensibilisation de la
collectivité auxquelles ont assisté en grand
nombre des membres de la collectivité provenant de tous les
milieux. À cette occasion, M. Raj Sud, coordonnateur de la
lutte contre la racisme de la Police provinciale de
l’Ontario, et Mme Ruth Morris, de Rittenhouse, ont
exposé le principe de la justice réparatrice. Mme
Kim Pittaway, journaliste à la pige et rédactrice
pour le magazine Chatelaine, a parlé de la nature du pardon.
Des coordonnateurs de deux projets de cercle de justice communautaire
de collectivités voisines ont assisté
à ces événements et ont
discuté avec les membres d’un
sous-comité du CAVA qui s’étaient
déjà familiarisés avec ces projets.
En septembre 2000, M. Sud est revenu animer
une séance de formation de 3 jours au cours de laquelle une
vingtaine de personnes ont reçu une formation de base sur la
facilitation des cercles de justice. Parmi les participants se
trouvaient des représentants du système
judiciaire, des forces de l’ordre, du secteur juridique, du
secteur de l’éducation, des services sociaux et de
groupes confessionnels.
Bien que les cercles puissent être
administrés par les facilitateurs
bénévoles, il était devenu
évident qu’un coordonnateur à temps
plein était nécessaire pour établir
les politiques et procédures, effectuer le travail
administratif et assurer la liaison entre le système
juridique, la police et la collectivité. Un
comité directeur (soit un sous-comité du CAVA) a
été formé qui incluait des membres de
la Police provinciale de l’Ontario, du bureau du Procureur
général, des services de probation et de
libération conditionnelle, du réseau pour la
sécurité des femmes du YWCA, du programme Ontario
au travail, de Connexion emploi et d’un cabinet
d’avocats local.
En janvier 2001, le CAVA a
demandé et obtenu du financement du programme Partenariats
pour la création d’emplois (PCE) de RHDSC.
Grâce à ce financement, il lui a
été possible d’embaucher Donna Austin,
résidente de la collectivité et facilitatrice
formée, à titre de coordonnatrice du Cercle de
justice communautaire, en partenariat avec Family Services of
Haliburton County. Mme Austin facilite des cercles de justice depuis
février et chacun de ces cercles s’est
avéré très enrichissant pour nous et
pour la collectivité.
En 2002, nous avons eu la chance
d’être choisie comme l’une des
collectivités où serait mis sur pied un
Comité de justice pour la jeunesse. Bien que cette nouvelle
nous ait enchantés, le financement accordé ne
couvrait qu’une partie des coûts de fonctionnement
et, par conséquent, nous poursuivons notre recherche de
financement durable. Nous avons eu la bonne fortune, au cours des
quelques dernières années, de
bénéficier de financement à court
terme de sources variées, notamment l’Initiative
de réinvestissement de la prestation nationale pour enfants
et la Fondation Trillium.
Bien que notre collectivité soit
petite et que les cercles de justice n’y soient pas aussi
fréquents que dans les collectivités plus
grandes, nous croyons que nous en ressentons davantage les bienfaits.
Chez nous, les cercles de justice mettent rarement en
présence des étrangers : souvent la vie
du contrevenant et celle de la victime sont reliées
d’une façon ou d’une autre. Il peut
être dangereux pour le tissu social de notre
collectivité de ne pas régler les
différends entre des personnes qui sont
inévitablement appelées à se
côtoyer.
Voici
quelques raisons invoquées par les contrevenants pour
expliquer leur décision de s’en remettre
à un cercle de justice :
- Je me sentais affreusement mal et je
voulais m’excuser auprès de la personne.
- Je voulais apaiser la douleur que
j’avais causée.
- Je voulais exprimer mes sentiments,
parler à la victime, m’excuser pour ce que je lui
avais fait.
Voici
quelques raisons invoquées par les victimes pour expliquer
leur décision de participer à un cercle de
justice :
- C’était une chance
de s’adresser aux contrevenants et de connaître les
problèmes qui les ont menés à agir de
la sorte.
- J’espère que nous
pourrons résoudre quelques-uns des problèmes
qu’éprouvent ces jeunes gens et ainsi en
empêcher d’autres de s’engager dans la
même voie.
- Je voulais que l’adolescent
comprenne comment les gens sont touchés par les gestes que
posent les autres.
- Je voulais que
l’accusé me voie, moi, sa victime, en tant que
personne.
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