Comités de justice pour la jeunesse de l'Ontario
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Personne-ressource :
Donna Austin
Téléphone :
705 457-5345, poste 314
Télécopieur : 705 457-3492

donnaa@pointintime.ca

Point in Time Centre for Children, Youth and Parents
C.P. 1306
10, avenue Eastern
Haliburton (Ontario)
K0M 1S0

Site Web :
Point in Time Centre (en anglais seulement)


HISTORIQUE DU CERCLE DEJUSTICE COMMUNAUTAIRE DE HALIBURTON

Le comité de lutte contre la violence et les mauvais traitements (en anglais, « Committee Against Violence and Abuse » ou « CAVA ») de Haliburton est un organisme-cadre qui offre des services de lutte contre la violence aux membres de notre collectivité. Le CAVA chapeaute 18 organismes dont les représentants se réunissent chaque mois pour faire le point et pour exécuter des interventions visant à réduire la violence dans notre comté.

Il y a plusieurs années, le CAVA s’est engagé à résoudre quelques-uns des problèmes constatés dans le système local de justice pour la jeunesse, notamment le coût de l’accès aux services pour les personnes éloignées, les lacunes relativement aux besoins des victimes, l’atermoiement des procédures, l’imposition de peines peu en rapport avec les infractions et un taux élevé de récidive.

En 1999-2000, le CAVA a parrainé deux journées de sensibilisation de la collectivité auxquelles ont assisté en grand nombre des membres de la collectivité provenant de tous les milieux. À cette occasion, M. Raj Sud, coordonnateur de la lutte contre la racisme de la Police provinciale de l’Ontario, et Mme Ruth Morris, de Rittenhouse, ont exposé le principe de la justice réparatrice. Mme Kim Pittaway, journaliste à la pige et rédactrice pour le magazine Chatelaine, a parlé de la nature du pardon. Des coordonnateurs de deux projets de cercle de justice communautaire de collectivités voisines ont assisté à ces événements et ont discuté avec les membres d’un sous-comité du CAVA qui s’étaient déjà familiarisés avec ces projets.

En septembre 2000, M. Sud est revenu animer une séance de formation de 3 jours au cours de laquelle une vingtaine de personnes ont reçu une formation de base sur la facilitation des cercles de justice. Parmi les participants se trouvaient des représentants du système judiciaire, des forces de l’ordre, du secteur juridique, du secteur de l’éducation, des services sociaux et de groupes confessionnels.

Bien que les cercles puissent être administrés par les facilitateurs bénévoles, il était devenu évident qu’un coordonnateur à temps plein était nécessaire pour établir les politiques et procédures, effectuer le travail administratif et assurer la liaison entre le système juridique, la police et la collectivité. Un comité directeur (soit un sous-comité du CAVA) a été formé qui incluait des membres de la Police provinciale de l’Ontario, du bureau du Procureur général, des services de probation et de libération conditionnelle, du réseau pour la sécurité des femmes du YWCA, du programme Ontario au travail, de Connexion emploi et d’un cabinet d’avocats local.

En janvier 2001, le CAVA a demandé et obtenu du financement du programme Partenariats pour la création d’emplois (PCE) de RHDSC. Grâce à ce financement, il lui a été possible d’embaucher Donna Austin, résidente de la collectivité et facilitatrice formée, à titre de coordonnatrice du Cercle de justice communautaire, en partenariat avec Family Services of Haliburton County. Mme Austin facilite des cercles de justice depuis février et chacun de ces cercles s’est avéré très enrichissant pour nous et pour la collectivité.

En 2002, nous avons eu la chance d’être choisie comme l’une des collectivités où serait mis sur pied un Comité de justice pour la jeunesse. Bien que cette nouvelle nous ait enchantés, le financement accordé ne couvrait qu’une partie des coûts de fonctionnement et, par conséquent, nous poursuivons notre recherche de financement durable. Nous avons eu la bonne fortune, au cours des quelques dernières années, de bénéficier de financement à court terme de sources variées, notamment l’Initiative de réinvestissement de la prestation nationale pour enfants et la Fondation Trillium.

Bien que notre collectivité soit petite et que les cercles de justice n’y soient pas aussi fréquents que dans les collectivités plus grandes, nous croyons que nous en ressentons davantage les bienfaits. Chez nous, les cercles de justice mettent rarement en présence des étrangers : souvent la vie du contrevenant et celle de la victime sont reliées d’une façon ou d’une autre. Il peut être dangereux pour le tissu social de notre collectivité de ne pas régler les différends entre des personnes qui sont inévitablement appelées à se côtoyer.

Voici quelques raisons invoquées par les contrevenants pour expliquer leur décision de s’en remettre à un cercle de justice :

  • Je me sentais affreusement mal et je voulais m’excuser auprès de la personne.
  • Je voulais apaiser la douleur que j’avais causée.
  • Je voulais exprimer mes sentiments, parler à la victime, m’excuser pour ce que je lui avais fait.

Voici quelques raisons invoquées par les victimes pour expliquer leur décision de participer à un cercle de justice :

  • C’était une chance de s’adresser aux contrevenants et de connaître les problèmes qui les ont menés à agir de la sorte.
  • J’espère que nous pourrons résoudre quelques-uns des problèmes qu’éprouvent ces jeunes gens et ainsi en empêcher d’autres de s’engager dans la même voie.
  • Je voulais que l’adolescent comprenne comment les gens sont touchés par les gestes que posent les autres.
  • Je voulais que l’accusé me voie, moi, sa victime, en tant que personne.