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John
Howard Society of Waterloo-Wellington
PROJET DES COMITÉS DE JUSTICE POUR LA JEUNESSE
Les sanctions et mesures extrajudiciaires
Les expressions « sanctions
extrajudiciaires » et « mesures
extrajudiciaires »
sont employées dans la Loi sur le système de
justice
pénale pour les adolescents pour désigner une
forme de
justice exercée par la collectivité et
adaptée aux
jeunes contrevenants qui étaient auparavant pris en charge
par
le Programme de déjudiciarisation préalable
à
l’inculpation et par le Programme de mesures de rechange
prévus par la Loi sur les jeunes contrevenants. Elles se
veulent
moins une solution de rechange aux poursuites judiciaires
qu’un
élargissement de la présence du
système de justice
dans la collectivité.
Le programme adopté
ressemble au programme bénévole mené
à bien
dans la région de Waterloo et dans le comté de
Wellington
depuis 1989, sous les auspices de la John Howard Society of
Waterloo-Wellington. Le programme est reconnu pour son
efficacité, sa rentabilité et sa
capacité de faire
répondre de leurs actes les jeunes contrevenants de la
collectivité.
· Il offre à la collectivité
une façon concrète de participer au
règlement des conflits. Dans le cadre du programme, on
organise des réunions
avec la famille
auxquelles assistent l’adolescent, les membres de sa famille,
la
victime (si elle le souhaite) et des bénévoles de
la
collectivité. Ces réunions se tiennent dans des
centres
communautaires, des églises ou des salles fournies par des
organismes locaux.
· Il s’inscrit dans le prolongement du pouvoir
discrétionnaire des services de police
conféré par la nouvelle loi, qui permet
d’établir la sanction indiquée
à
l’endroit d’un jeune contrevenant en fonction du
comportement de l’adolescent, des circonstances de
l’infraction et de la cause profonde du comportement
délictueux.
· Il fournit aux tribunaux
un moyen positif et informel de composer avec les adolescents qui ont
commis des infractions mineures ou qui n’ont joué
qu’un rôle secondaire dans des incidents graves.
· Le processus offre à l’adolescent la
chance de répondre
volontairement de ses actes
et d’être encadré par des membres de sa
famille et
des bénévoles sans passer par le
système de
justice pénale.
· Il permet à l’adolescent
d’acquérir de l’autonomie et
d’apprendre
à respecter son prochain, à gérer les
conflits et
à résoudre les problèmes, aptitudes
qui lui seront
utiles dans tous les aspects de sa vie.
La nouvelle Loi sur le
système de justice pénale pour les adolescents,
adoptée le 1er avril 2003, encourage toutes les
collectivités canadiennes à souscrire
à ces
valeurs et à ces initiatives.
CONTEXTE
En avril 1988,
le Programme de mesures de rechange a été
lancé
à l’échelle de la province. Le
Procureur
général a décidé de rendre
le programme
accessible aux jeunes contrevenants accusés d’un
premier
ou deuxième délit mineur après
l’inculpation. (Dans la plupart des autres provinces, le
programme était accessible préalablement
à
l’inculpation.)
En
juin 1989,
la John Howard Society of Waterloo Wellington a
été
mandatée par le MSSC pour lancer un programme de mesures de
rechange communautaire bénévole.
En février
1995,
le gouvernement de l’Ontario a élargi
l’éventail des infractions admissibles et, du
coup, a
augmenté le nombre de jeunes admissibles au programme. Cette
décision a donné lieu à une hausse du
nombre de
jeunes aiguillés vers les programmes des mesures de rechange
et
de déjudiciarisation ainsi qu’à des
économies substantielles pour le système de
tribunaux
pour adolescents.
En automne
1998,
le ministère du Procureur général de
l’Ontario a lancé le programme des
Comités de
justice pour la jeunesse et a choisi Kitchener-Waterloo comme une des
six collectivités pilotes pour la mise en œuvre de
cette
méthode d’exécution de mesures de
rechange et de
déjudiciarisation préalable à
l’inculpation.
Le nombre de localités pilotes a, plus tard, atteint 22. Le
concept des Comités de justice pour la jeunesse ressemble
à celui qui a guidé
l’élaboration du
modèle des mesures de rechange mis de l’avant par
la John
Howard Society (JHS). Par conséquent, le programme de
Kitchener
est considéré comme une ressource par les
localités appelées à mettre en
œuvre un tel
programme.
En automne 2001,
la province a annoncé que les phases I (contrevenants de 12
à 15 ans) et II (contrevenants de 16 et 17 ans) seraient
progressivement dévolues au ministère de la
Sûreté et de la Sécurité
publique
nouvellement formé. La JHS a alors été
chargée d’incorporer les programmes de mesure de
rechange
en un seul modèle au profit de tous les jeunes contrevenants
admissibles de Kitchener-Waterloo.
Le 1er avril 2009,
le nouvelle Loi sur le
système pénale pour les adolescents a
été décrétée.
LE
MODÈLE DE WATERLOO-WELLINGTON
Depuis 1989, le Programme de mesures de rechange de Waterloo-Wellington
repose sur un modèle axé
sur la famille et sur la collectivité.
Des bénévoles de la collectivité
reçoivent
de la formation de manière à élaborer,
en
collaboration avec la victime, l’adolescent et ses parents,
un
plan d’action qui convient à toutes les parties et
qui
tient compte des volontés de la victime. Les
bénévoles discutent des circonstances de
l’infraction et des effets que cette expérience a
eu sur
l’adolescent accusé et sur sa famille. Lors de
l’élaboration du plan d’action, on prend
en
considération toutes les observations des participants aux
rencontres de même que toutes les attentes de la Couronne et
de
la victime en ce qui concerne les moyens raisonnables de
réparer
les torts causés par le jeune contrevenant. Cette
réunion
d’information offre une occasion constructive pour
l’adolescent de tirer des leçons de son
expérience
et renforce le rôle de la collectivité dans le
partage des
responsabilités liées à la lutte
contre la
criminalité et à l’administration de la
justice.
Le
rôle des bénévoles de la
collectivité, lors
de la réunion d’information, consiste à
informer la
famille du processus, des répercussions possibles
d’une
prise en charge par le système judiciaire formel, des effets
de
l’infraction sur la victime et la collectivité et
des
façons possibles de réparer les torts
causés. Les
familles sont invitées à parler des effets de
l’infraction sur elles, des conséquences
qu’a
déjà subies l’adolescent et des mesures
qui
paraissent justes et raisonnables. Enfin, après avoir
entendu
tous les participants à la réunion, le jeune
contrevenant
est invité à jouer un rôle actif dans
la mise sur
pied d’un plan d’action. Si la victime souhaite
prendre
part au processus, les parents et l’adolescent sont
invités à la rencontrer afin de lui remettre en
main
propre une lettre d’excuse et un dédommagement,
s’il
y a lieu. Les détails du déroulement de cette
réunion sont négociés conjointement
avec les
personnes appelées à y participer. Les entretiens
individuels préalables avec toutes les parties cadrent avec
les
principes de la médiation et préparent les deux
parties
à être mises en présence
l’une de
l’autre. Selon la gravité de
l’infraction, un
employé peut être appelé à
participer
à la réunion. Toutefois, lorsque les parents sont
très présents dans la vie de leur adolescent, la
médiation est rarement nécessaire.
Ce
modèle satisfait aux attentes de toutes les parties, y
compris
les membres du système judiciaire, les adolescents, la
victime
et le grand public. En effet, les tribunaux sont saisis de moins de
dossiers d’infractions mineures; les aspects moraux sont pris
en
considération; les pratiques exemplaires sont mises
à
profit; la société est
protégée grâce
à la sensibilisation et à la supervision de
l’adolescent; l’adolescent répond de ses
actes
devant la collectivité. Ce
modèle offre un cadre communautaire où il est
possible
d’examiner, de façon constructive et
confidentielle, les
problèmes de la personne et les préoccupations de
la
famille.
Les principes du Projet des
comités de
justice pour la jeunesse s’apparentent beaucoup à
ceux de
ce modèle; c’est donc dire que
l’adoption du
système de Comités de justice pour la jeunesse
s’est faite sans heurts. Le processus a
été
d’autant plus facilité par le fait que le ministre
a
permis que le modèle des Comités de justice pour
la
jeunesse soit adapté en fonction des besoins de la
collectivité. Certaines modifications ont donc
été
apportées au programme de Waterloo-Wellington au cours des
deux
dernières années :
·
Élargissement de l’éventail des
infractions
admissibles. À l’origine, les types
d’infractions
admissibles au programme des Comités de justice pour la
jeunesse
étaient plus restreints que ceux admissibles au Programme de
mesures de rechange. En effet, en vertu du programme des
Comités
de justice pour la jeunesse, les infractions admissibles
étaient
principalement de classe I, telles que le vol d’une valeur
inférieure à 5 000 $. Depuis la mise en
œuvre des
Comités de justice pour la jeunesse, les procureurs de la
Couronne et la police ont volontiers renvoyé devant les
comités des contrevenants qui avaient commis
d’autres
types d’infractions.
· Participation
sélective de la victime. Le concept des Comités
de
justice pour la jeunesse implique une participation de la victime
à toutes les étapes du processus. Or,
à
Waterloo-Wellington, 65 % des infractions confiées au
programme
sont des vols à l’étalage. Les
détaillants
ont exprimé qu’ils n’ont ni le temps ni
le
désir de participer aux réunions et, par
conséquent, dans de telles circonstances, la victime
n’est
pas invitée à participer au processus.
Néanmoins,
lorsque d’autres types d’infractions sont en cause,
on
s’attend de l’adolescent et des parents
qu’ils
remettent en main propre une lettre d’excuse à la
victime,
si cette dernière y consent.
· Les jeunes
contrevenants qui en sont à l’étape
préalable à l’inculpation ne
rencontrent pas tous
le comité, ce qui dévie des principes de
l’initiative des Comités de justice pour la
jeunesse selon
lesquels les jeunes contrevenants doivent nécessairement
rencontrer le comité, que ce soit avant ou après
l’inculpation, pour déterminer les
conséquences de
leurs actes.
En ce qui concerne le programme de
Waterloo-Wellington, seuls certains adolescents doivent participer
à une réunion d’information
à
l’étape préalable à
l’inculpation,
selon les besoins de la famille et les recommandations de la police.
La
décision de limiter l’accès aux
réunions
d’information que prévoit le renvoi au Programme
de
mesures de rechange repose sur plusieurs facteurs.
Premièrement,
on estime que les ressources en personnel limitées devraient
être consacrées aux dossiers les plus complexes et
les
plus graves. Deuxièmement, lorsque la police recommande la
déjudiciarisation préalable à
l’inculpation,
c’est qu’elle est d’avis qu’il
est plus
avantageux pour les parties en cause de ne faire intervenir les
tribunaux qu’en dernier recours, à la
lumière du
degré de remord de l’adolescent, des
renseignements dont
elle dispose quant aux problèmes qu’il a connus
avec la
police ainsi que de la gravité et des circonstances de
l’infraction. Enfin, les statistiques
révèlent
qu’un pourcentage élevé de jeunes
contrevenants
aiguillés vers le Programme de déjudiciarisation
préalable à l’inculpation
réussissent le
programme sans avoir participé à une
réunion
d’information, ce qui porte à croire que la
participation
du Comité serait inutile dans de tels cas.
MESURES
DU PROGRAMME
Quand
il s’agit de déterminer les mesures à
imposer, les
comités sont animés par un double
objectif : 1)
faire en sorte que l’adolescent assume la
responsabilité
des torts qu’il a causés et 2) faire en sorte que
l’adolescent examine la raison fondamentale qui l’a
fait
poser des actes illicites, qu’il s’agisse
d’un
problème de communication, d’une
rébellion contre
les autorités, de mauvaises fréquentations,
d’un
manque de maturité, de motivation ou
d’amour-propre, ou de
difficultés à gérer sa
colère ou à
désamorcer sa frustration. Si ces deux objectifs sont
atteints,
le programme peut avoir une incidence déterminante sur
l’avenir de l’adolescent. En effet, les
tâches qui
lui sont confiées peuvent lui permettre de cerner et de
reconnaître ses forces et ses faiblesses et, ainsi, de faire
preuve d’introspection et de réflexion et
d’améliorer ses capacités à
résoudre
les conflits.
Toutes
les tâches proposées par le programme
gravitent autour du thème du
« choix » : choisir ses
amis, ses
activités, sa façon de communiquer, ses
responsabilités morales envers sa famille, envers sa
collectivité et envers soi-même.
· Le travail
communautaire
est indiqué pour les jeunes pour gagneraient à
mettre la
main à la pâte et qui ont beaucoup de temps libre.
Le
travail communautaire peut faire office d’indemnisation si le
jeune n’a pas les moyens de dédommager sa victime.
Le
nombre d’heures de travail varie de 8 à 40. Cette
mesure
donne l’occasion à l’adolescent
d’être
exposé à des personnes qui sont moins nanties, de
se
doter d’une éthique du travail et de
réparer le
tort qu’il a causé à sa
collectivité.
· La présentation
d’excuses personnelles et la prestation de services personnels
sont des façons pour l’adolescent de rencontrer sa
victime
sans faire intervenir un médiateur. Il s’agit
d’une
occasion pour le jeune et ses parents de trouver le temps
nécessaire pour présenter leurs excuses
à la
victime, pour la victime d’exprimer ses sentiments et,
peut-être, pour les parties d’acquérir
un nouveau
respect l’une pour l’autre.
· « Démystification
de la colère »,
« Programme de
prévention des crimes contre les biens »,
« Prévention des
incendies »
(animé par le service d’incendie de la Ville) sont
des
modules d’apprentissage qui proposent de
l’information
visant à sensibiliser l’adolescent aux
répercussions de son infraction, à lui montrer
d’autres approches et à lui inculquer les
principes moraux
essentiels à un milieu familial et communautaire positif et
sûr. Les modules consistent en deux séances de 2
ou 3
heures. Le module « Programme de
prévention des
crimes contre les biens » regroupe la
matière de deux
anciens programmes, soit « Lutte contre le vol
à
l’étalage » et
« Lutte contre le
vandalisme ». Tous ces programmes peuvent
être
adaptés en fonction de l’âge des
adolescents qui ont
commis des infractions de la classe II de même que pour les
jeunes de moins de 12 ans à l’étape
préalable à l’inculpation.
· Les dons ou
cadeaux
se greffent normalement à une autre mesure, p. ex. pour
enrichir
un projet écrit ou pour mettre à profit un talent
dont le
résultat servira de dédommagement à la
victime ou
à la collectivité. Un don en espèces
est rarement
demandé compte tenu de la situation financière de
la
plupart des adolescents.
· Projet
artistique :
Un projet d’art figuratif peut être
demandé à
l’adolescent pour qui la conceptualisation visuelle est une
passerelle vers l’apprentissage et la réflexion.
· Le dédommagement
est toujours examiné si la victime a encouru des
coûts en
raison de l’infraction. S’il est absolument
impossible pour
le jeune de gagner l’argent nécessaire pour
rembourser sa
victime, et si la victime y consent, la prestation de services
personnels ou le travail communautaire peut tenir lieu de
remboursement.
· Les travaux écrits
peuvent comprendre des lettres d’excuse remises en main propre,
des inscriptions quotidiennes dans un journal personnel de
réflexion pendant 15 jours, des poèmes, des
budgets, des
entrevues avec des agents de police, des enseignants ou des parents, la
composition de chansons, ou un compte rendu d’un film ou
d’un livre ayant un rapport avec l’infraction ou
avec les
leçons à tirer. Dans certains cas, lorsque le
jeune
contrevenant est d’origine étrangère,
un exercice
de comparaison entre le système judiciaire de son pays
d’origine et celui du Canada peut
s’avérer
enrichissant.
· L’élaboration d’une liste des bienfaits
se veut un moyen d’amorcer une réflexion chez
l’adolescent relativement à ses forces et
à ce
qu’il lui faut améliorer. Dans le cadre de cet
exercice,
l’adolescent doit inscrire 5 aspects positifs de sa
journée et ce, pendant 15 jours
d’affilée. Parfois,
les parents sont invités à réaliser un
projet
comparable, mais en se concentrant sur les qualités de leur
enfant, ce qui leur permet de ramener les choses dans leur perspective
et d’encourager – plutôt que de critiquer
–
leur enfant, démarche qui favorise le changement.
· « Partners
in Reading »
(« partenaires en lecture ») est
un programme
conçu par la JHS et le collège Frontier pour
prêter
main-forte aux jeunes de 12 à 15 ans qui
éprouvent des
problèmes de lecture et d’écriture et
qui ne sont
pas admissibles aux programmes d’alphabétisation
locaux.
Dans le cadre du programme, des étudiants de
l’Université Sir Wilfrid Laurier sont
jumelés
à des jeunes qui, lors de la réunion
d’information,
ont semblé éprouver de la difficulté
à lire
ou à écrire, pour 5 sessions. Plusieurs parents
ont
déclaré que ce contact individuel avec un
étudiant
de l’université a une influence positive sur
l’attitude de l’adolescent. Ce programme est
maintenant
accessible aux jeunes contrevenants de Guelph.
· La médiation entre les
parents et l’adolescent et la réconciliation entre
la victime et le contrevenant
sont des mesures offertes par l’Initiative de justice
communautaire de Kitchener et par le centre de résolution
des
conflits de Guelph et de Wellington. Ces mesures sont
proposées
pour les familles qui nécessitent un accompagnement plus
étroit en communication ou lorsque l’infraction
commise
était de nature raciale ou particulièrement
agressive ou
destructive. Dans de tels cas, la victime doit être
disposée à participer. Les services
spécialisés offerts par ces deux organismes
jouent un
rôle crucial dans la prestation d’aide aux jeunes
qui ont
des besoins pressants, dans la stabilisation du milieu familial de
l’adolescent et dans le rétablissement de la
victime de
l’infraction.
Quand ce type d’intervention a
lieu
peu après la première infraction de
l’adolescent,
les chances sont bonnes qu’il pourra réparer les
relations
qu’il a mises à mal et qu’il ne
s’engagera
plus sur le chemin de la criminalité.
Il importe de
souligner que, lorsque des mesures sont imposées, plusieurs
facteurs entrent en ligne de compte, notamment la gravité de
l’infraction, le temps et l’effort
nécessaires pour
mener les mesures à terme et les mesures
déjà
imposées par la famille. En outre, il n’est pas
rare que
le contrat de l’adolescent contienne plus d’une
mesure de
rechange.
John Howard Society of Waterloo Wellington
310, rue Charles Est
Kitchener (Ontario)
N2G 2P9
John Bilton, directeur
général
Personne-ressource : Maureen Murphy
Coordonnatrice, Programme de mesures de rechange
Téléphone : 519 743-6071, poste 220
Télécopieur : 519-743-9632
Courriel : mmurphy@sentex.net
Site Web : www.johnhoward.ca
(en anglais seulement)
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