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Comité de justice pour
la jeunesse - Scarborough

Contexte
Au printemps 1998, un comité
directeur a élaboré un projet pilote
sanctionné par le ministère du Procureur
général visant à promouvoir le recours
aux entretiens informels pour régler les dossiers
d’infractions mineures non violentes. Le comité
directeur, composé de représentants de la
Couronne, d’Aide juridique Ontario, de la police, du
ministère des Services sociaux et communautaires et
d’organismes communautaires, s’est réuni
sur une base régulière et, après de
vastes travaux de défrichement et de sélection,
le Comité de justice pour la jeunesse a vu le jour. Celui-ci
était constitué de membres soucieux de
prêter main-forte aux adolescents de la
collectivité.
Organismes
communautaires de soutien -- West Scarborough Neighbourhood Community
Centre et Operation Springboard
Le centre West Scarborough Neighbourhood
Community Centre a pour principale mission d’offrir des
programmes et services locaux destinés à
rehausser le bien-être à
l’égard de la collectivité, de la
culture et du milieu. Misant sur un cadre de prestation de services
adaptée, le centre favorise l’interaction sociale,
l’entraide, l’épanouissement personnel,
le bien-être psychologique et physique,
l’éducation et la sensibilisation
environnementales, l’initiative personnelle et la
participation communautaire. Ses programmes et services sont offerts
aux enfants, aux adolescents, aux familles et aux
aînés, et comprennent notamment des programmes
pour la sortie des classes, des programmes de loisirs, des programmes
de placement dans les services communautaires, des programmes
d’emploi pour les jeunes, des services de ressources
familiales et des services aux aînés.
Operation
Springboard
Operation Springboard est un organisme de
services sociaux communautaire polyvalent sans but lucratif qui assure
une gamme de services harmonisés reliés aux
systèmes de justice pénale et de justice sociale.
Operation Springboard s’emploie à rendre les
collectivités plus sûres grâce
à des services innovateurs dont il peut rendre compte,
à une équipe dévouée et
compétente ainsi qu’à une
collectivité solidaire et mobilisée.
Présent à 15 endroits en Ontario, Operation
Springboard vient en aide à des milliers
d’adolescents et d’adultes. L’organisme a
pour principale mission d’élaborer et
d’offrir des services et programmes qui stimulent et
cultivent des comportements respectueux de la loi et durables. Nous
nous consacrons aussi à l’élaboration
de stratégies de prévention de la
criminalité axées sur le respect de la loi et
destinées aux personnes qui en ont le plus besoin. Nous
sollicitons l’apport de la collectivité dans la
conception et la prestation de nos services et donnons suite aux
recommandations susceptibles de contribuer à
l’amélioration de
l’efficacité du système de justice
pénale. Nous estimons que le meilleur moyen de
prévenir la criminalité et de corriger les
comportement délictueux est de s’en remettre
à des collectivités pleinement
engagées.
Composition
du Comité
Scarborough est une collectivité
culturellement diversifiée; la composition du
Comité de justice pour la jeunesse de Scarborough
reflète cette pluralité. Les membres du
Comité de justice pour la jeunesse de Scarborough viennent
de toutes les sphères de la société,
depuis des étudiants qui en sont au début de leur
vie d’adulte jusqu’à des grands-parents
et des retraités. Nous sommes tous des gens qui vivons ou
travaillons à Scarborough et qui faisons don de notre temps
pour faire de notre collectivité un endroit où il
fait bon vivre. Tous les membres du Comité sans exception
sont des bénévoles – ils ne sont
aucunement rémunérés pour leurs
efforts et leur engagement. Sont exclus de la participation au
Comité de justice pour la jeunesse de Scarborough les
représentants des forces policières, de la
Couronne, des services de probation et du système judiciaire
de même que les avocats qui exercent toujours, en raison du
risque de conflit d’intérêts.
Étant donné que Scarborough est une
collectivité de grande taille, le Comité a
été divisé en deux
sous-comités, soit le Comité Est et le
Comité Ouest.
Le Comité Est est
subdivisé en cinq groupes, chacun composé de
trois membres. Quant au Comité Ouest, il est
subdivisé en quatre groupes de trois membres. Les entretiens
avec les groupes sont strictement confidentiels et seuls les personnes
directement touchées par les dossiers peuvent y assister,
c.-à-d. le groupe de bénévoles
responsable du dossier, l’adolescent, ses parents ou tuteurs,
et la victime.
Tous les membres du Comité de
justice pour la jeunesse de Scarborough se réunissent une
fois par mois pour obtenir de la formation, pour rester au fait des
procédures et pour profiter de
l’expérience de leurs pairs. Une fois par an, on
organise un assemblée générale et une
cérémonie de reconnaissance des
bénévoles au cours de laquelle les
bénévoles reçoivent un petit gage de
reconnaissance.
Entretiens
Le Comité de justice pour la
jeunesse de Scarborough a reçu sont premier dossier le 27
juin 2000. En règle générale, les
dossiers confiés au Comité portent sur des
infractions mineures et sans violence. Cela dit, la Couronne
n’hésite pas à renvoyer devant le
Comité des causes plus délicates.
À ce jour, le Comité a été
saisi de 190 dossiers. De ce nombre, seuls 8 ont dû
être renvoyés à l’agent de
probation d’origine. Dans un tel cas, l’agent de
probation communique avec l’adolescent et lui accorde un
délai supplémentaire pour s’acquitter
des obligations énoncées dans l’entente
de redressement. Tous les adolescents renvoyés devant le
Comité - à l’exception de
deux d’entre eux - ont mené leur entente
à terme, y compris ceux renvoyés à
leur agent de probation. Les deux adolescents qui ont fait exception
ont été retournés au
système de justice formel et ont fait face à des
accusations.
Ententes
de redressement
Le Comité de justice pour la
jeunesse de Scarborough, à l’instar de la plupart
des autres comités, a la chance de pouvoir
déterminer des
« sanctions » adaptées
davantage aux besoins du jeune contrevenant et de la victime
qu’à la nature de l’infraction.
La présentation
d’excuses verbales ou écrites est une obligation
imposée à tous les adolescents
renvoyés devant le Comité. Voici quelques-unes
des autres
« sanctions » qui sont
fréquemment incorporées aux ententes de
redressement conclues avec les adolescents :
A) Rédiger un article de
réflexion, tenir un journal ou faire une dissertation;
B) Trouver un modèle de comportement et faire des recherches
à son sujet;
C) S’inscrire à des programmes ou des ateliers, p.
ex. sur la gestion de la colère, la vie sans drogue,
l’amélioration de
l’employabilité, l’initiation
à la vie quotidienne, l’habilité
intellectuelle, etc.
D) Se porter volontaire auprès d’un organisme
communautaire;
E) Faire un don à une œuvre de bienfaisance de la
collectivité;
F) Offrir des services personnels à la victime ou
à des membres de la famille;
G) Composer une affiche qui porte sur l’infraction commise;
H) Effacer des graffitis ou participer à des
activités spéciales ou d’embellissement
de la collectivité;
I) Se préparer à
l’examen du permis de conduire.
Le Comité, l’adolescent
et la victime ont beaucoup de marge de manœuvre en ce qui
concerne l’entente de redressement, sous réserve
du respect des principes de la justice réparatrice, qui
s’articule sur la pose de gestes
bénéfiques pour l’adolescent et pour la
collectivité.
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